
Scott Hamilton découvre très tôt le jazz grâce aux disques de son père, amateur de Louis Armstrong, de Duke Ellington et d'autres anciens ou "classiques". Il apprend le piano et étudie un peu la clarinette, attiré par le saxophone ténor dont il admire quelques maîtres Coleman, Hawkins, Ben Webster, Lucky Thompson, Flip Phillips à travers leurs enregistrements. Paul Gonsalves, comme lui natif de Providence, est l'un des rares qu'il entend en concert lors des passages de l'orchestre de DukeEllington. Mais ce n'est qu'à dix-sept ans qu'il se décide pour le ténor. Après cinq ans de travail, il se rend à New York en août 1976 où, aidé par Roy Eldridge, il trouve vite quelques engagements : avec Hank Jones, Anita O'Day, puis dans l'orchestre de Benny Goodman.
À la fin de 1977, il a déjà participé au Festival de Concord aux côtés de Joe Venuti et joué avec un groupe d'autres fidèles de la tradition mainstream : Warren Vaché, John Bunch, Michael Moore, Connie Kay. Il enregistre son premier disque au cours de la même année. De nombreux autres suivront (avec Bunch et Vaché encore, Nat Pierce, Dave McKenna, Jake Hanna, Red Norvo, Al Cohn, Buddy Tate, Woody Herman, la chanteuse Rosemary Clooney, Benny Carter, Charlie Byrd, Flip Phillips, Gene Harris, Gerry Mulligan, Ruby Braff, etc.), tandis que se constitue le trio régulier (Phil Flanigan, Chris Flory, Chuck Riggs) qui va désormais l'accompagner dans d'autres disques et de très nombreux concerts ou festivals (aux États-Unis, au Japon, en Europe), où il s'est produit également avec le Newport All Stars de George Wein.

Le cas de Scott Hamilton est un pur paradoxe. Solitairement, il a élaboré un style en si parfaite harmonie avec la palette des saxophonistes préparkeriens (de Coleman Hawkins à Lester Young en passant par Chu Berry, Ben Webster et vingt autres nuances), qu'il semble être leur contemporain et leur pair plutôt que leur lointain disciple. Formé d'éléments composites, ce style est toutefois homogène et d'une réelle personnalité.
Chaleureux et inventif dans les bornes qu'il s'est fixées, il exprime un tempérament dont l'apparence anachronique a pu faire d'abord le succès dans un public lassé de certaines extravagances. Impavide, Scott Hamilton semble en fait démontrer que le véritable avenir du jazz réside dans une exploration fervente des ressources vivantes de son passé. Son magnifique son et sa musicalité font évidemment penser à Stan Getz.

En résumé Scott Hamilton est un des plus grands maîtres du saxophone ténor swing et tout simplement un des plus beaux sons de saxophone de la planète.
Aux cotés des légendes du jazz depuis ses 20 ans, il est le lien direct entre Flip Philips, Gerry Mulligan, Al Cohn et tous ces grands avec qui il a joué et enregistré, et la génération actuelle dont Michael Cheret fait partie.
Leur amour du beau son et du swing a soudé entre eux une forte complicité depuis 2012, et c'est autour des plus beaux standards du jazz et de la chanson française qu'ils aiment se retrouver régulièrement.
Né en 1974, Michael Cheret commence la musique à 17 ans et à 26 il entre sur concours au Conservatoire supérieur de Paris en classe de Jazz, dirigée par François Jeanneau. Il étudie alors avec les plus grands : Adam Nussbaum, Richie Beirach, Daniel Humair, Hervé Sellin, Riccardo Del Fra, Kenny Wheeler. Il a ensuite la chance d’étudier avec le Maitre du saxophone Jerry Bergonzi.
Reconnu d’abord au saxophone alto en France, il se consacre aujourd’hui principalement au saxophone ténor. Il joue aussi le sax soprano et le baryton, compose et enseigne.
Depuis 2004 et pendant 20 ans, Michael Cheret a animé la Jam –session « Vandojam » du Sunset jazz-club à Paris. Cette jam était reconnue par la profession pour être une des meilleures de la capitale.

Il s’est produit dans des groupes aussi divers que Damon Brown quintet, We Five quintet (feat Jim Rotondi ), Souldafunk, avec René Urtreger ou aux cotés de jazzmen américains comme Scott Hamilton, Ralph Bowen, Frank Lacy, Don Braden, Ralph Moore, Gene Perla et d’autres, et moins récemment dans des orchestres tels que Mambomania, Captain Mercier, Antoine Hervé big band, Ludovic De Preissac… mais aussi et surtout au sein de sa propre formation qui évolue au rythme de ses compositions depuis 25 ans.
Artiste Selmer & Vandoren, Michael Cheret parcourt les régions de France pour animer des master-class de saxophone, aussi bien pour les jazzmen confirmés, que pour initier les musiciens classiques à l’improvisation, avec une pédagogie pensée particulièrement pour être accessible et efficace (stage prestigieux de Gap et Poitiers, rencontres internationales de saxophone de Palmela/Portugal, aux cotés de Gary Smulyan /USA), concert à NY avec Mark Gross au Knitting Factory 2006… tournées 2013 à NY et 2014 puis 2015 en Chine.
Scott Hamilton, saxophone ténor / Michael Cheret, saxophone ténor / Andréa Michelutti, batterie / Olivier Truchot, piano /
Cédric Caillaud, contrebasse
« Notre Festival Jazz360 est labellisé “Scènes d’été”, ce qui signifie qu’il est accompagné par le Département de la Gironde, qui mène une politique de soutien à la vie artistique, à l’animation du patrimoine architectural et environnemental ainsi qu’une politique d’accessibilité de tous les publics. »